Skeptiker


Nach Spinoza werde ich, unakademisch genug, noch Voltaire nennen, seinen "Micromegas" (2. Kapitel). Ein Saturnbewohner erzählt dem Siriusbürger, man habe auf dem Saturn 72 Sinne, und man wünsche sich noch mehr."Je le crois bien," antwortet der Sirius-Riese, "car dans notre globe nous avons près de mille sens, et il nous reste encore je ne sais quel désir vague je ne sais quelle inquiétude, qui nous avertit sans cesse que nous sommes pas de chose." Und im "Homme aux quarante écus" ruft Voltaire einmal: "J'ai fait quelque fois mes efforts pour imaginer un nouveau sens, et je n'ai jamais pu y parvenir." Voltaire mag den Gedanken aus Montaigne geschöpft haben, dem weisern und tiefern Skeptiker. Montaigne bezweifelt (II. 12), daß der Mensch alle natürlichen Sinne besitze. Es gebe Tiere, denen der eine oder andere Sinn fehle; wer weiß, ob nicht auch uns noch ein, zwei, drei und mehr Sinne fehlen? Unser Verstand könnte den Mangel nicht entdecken . . . "Les proprietez que nous appellons occultes en plusieurs choses, comme a l'aimant d'attirer le fer, a'est il pas vraysemblable qu'il y a des facultez sensitifves en nature propres à les juger et à les appercevoir, et que le default de telles facultez nous apporte l'ignorance de la vraye essence de telles choses? . . . Nous avons formé une verité par la consultation et concurrence de nos cinq sens: mais à l'adventure falloit il l'accord de huict ou de dixsens, et leur contribution, pour l'appercevoir certainement, et en son essence." Zu solchem Ernste hat sich die antike Skepsis niemals erhoben. 

 

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